Josef Hofer et son miroir
Josef Hofer et son miroir
Sense existències ara
Rep-lo a casa en una setmana per Missatger o Eco Enviament*Sobre el libro Josef Hofer et son miroir de publicado por Infolio Editions en 2013:
Les dessins de Josef Hofer (1945) traitent de son thème de prédilection actuel: la figure humaine masculine. Les corps dessinés sont généralement des nus; ce sont en réalité des autoportraits. La sexualité est au cœur de la représentation et constitue l’unique thème, central et obsessionnel, de l’œuvre. Tracés à la mine de plomb, les personnages s’insèrent toujours dans un cadre qui s’agrandit au fil de l’évolution du travail du créateur. Si ce dernier apparaît de manière systématique à partir de 2003, il occupe presque la totalité de l’espace des dernières productions datant de 2011. Le cadre représente un miroir trônant dans la chambre de Josef Hofer qui inspire toutes ses compositions. Il est posé à même le sol, en face de son lit, et l’auteur s’y contemple quotidiennement durant plusieurs heures. Muni de deux volets en bois qui se rabattent, cet objet fétiche est dessiné sous la forme d’un grand rectangle encadrant les figures. Ses contours sont délimités par de nombreuses lignes tracées au crayon à l’aide d’une baguette en bois qui fait office de règle, créant une structure complexe. Hofer colorie ensuite ce cadre toujours dans les mêmes teintes orange et jaune. Sa forme se modifie cependant au gré des poses des sujets dessinés à l’intérieur, tout en donnant le sentiment de les contenir. Par ailleurs, les corps sont souvent tronqués, amputés de leur tête ou de leurs membres inférieurs; leur restitution dépend de la manière dont Hofer se contemple dans le miroir. Travaillant de manière très lente, l’auteur fait preuve d’une grande persévérance dans l’élaboration de ses compositions singulières qu’il signe souvent de son surnom, « Pepi ». Originaire de Wegscheid, en Bavière, Josef Hofer a vécu dans l’isolement de la ferme familiale avec ses parents et son frère aîné pendant près de quarante ans, sans fréquenter aucune école. Le père a acquis cette demeure pour protéger ses fils de la menace des nazis qui pesait encore dans la région, malgré la fin de la guerre, puis de celle des occupants soviétiques jusqu’en 1955, dans l’idée aussi que ses enfants puissent l’exploiter un jour et subvenir à leurs besoins de manière autonome. Les deux frères souffrent d’un retard mental et sont handicapés sur le plan de l’élocution et de l’audition, à quoi s’ajoute, pour Josef, une difficulté de locomotion. À la mort du père, qui exerçait le métier de tourneur sur bois, la ferme est vendue et la famille emménage chez une cousine. Josef Hofer sort alors progressivement de son enfermement. À l’âge de quarante ans, il devient pensionnaire de diverses institutions psychiatriques en Haute-Autriche. Le dessin, qu’il pratique depuis 1985, constitue son unique moyen d’expression. En 1992, il est transféré dans un foyer situé à Ried, en Autriche, dont il fréquente l’atelier de création, animé par Elisabeth Telsnig, historienne de l’art. C’est là que son style graphique s’affirme et évolue à travers une production intense, soutenue et encouragée par Elisabeth Telsnig. Nous remercions vivement Josef Hofer, Elisabeth Telsnig, le Dr Pfarrwaller et Chris Lewis.El llibre Josef Hofer et son miroir de pertany a la matèria
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